Samedi 10 novembre 2007

  Ecrire, écrire ...

 

Dis-moi pourquoi tu écris ...


Ecrire ...


Et ressembler à ces hommes déchirés en permanence, avoir comme eux des crises d'art, être sensible à tout, au moindre coup, et conjointement, fier, courageux.


Ecrire comme font les hommes, en s'inspirant de la femme, seul objet d'art, seul sujet, et en tant que fille cependant la détester, la maudire.


... Si l'artiste mâle a des tourments de femme, l'artiste femelle demeure un grand mystère ...


Ecrire, lorsqu'il pleut, sur un cahier jauni, du papier rêche, et ne plus écouter que la communion d'un crissement de plume et d'une goutte épaisse qui s'écrase.


Ecrire dans tous les styles pour mieux trouver le sien.


Peut-être l'écriture est-elle ta catharsis ?


Et quand tu te mets à écrire, alors le réel s'édulcore, ton univers apparaît, s'épanouit, existe ...


Que ferais-tu si tu n'écrivais pas ?

par Citharista Pepa publié dans : Fulgures en couleurs communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 10 novembre 2007
   Je suis le fulgure. Petit genre bientôt à la mode, qui sait, morceau choisi des esprits en vadrouille.

 

Texte court, la plupart des adeptes du long me méprisent. Cependant... apprécié par les auteurs pressés, ceux qui n'ont pas le temps, le désir, le courage de s'adonner aux grandes distances, j'ai bien des qualités.



Seuls les amateurs de diversité me reconnaissent une réalité heureuse.



Je suis la brève sans long cours, aux paroles d'eau vive, limpides et féeriques. Comme ma soeur la nouvelle, celle du "K" inoubliable, des "Musiques de scène" enchanteresses. Petit air fredonné. Bonheur du moment. Je reflète la vie condensée, véritable ou factice.


Je glisse sur un prologue. Il m'ouvre les voies de l'épanouissement. Pour que je prenne corps.


Je m'assois dans 1500 signes, espaces compris, et c'est très bien.

Voyez-vous, on me lit sur écran. Et sur écran bien vite on se lasse. Alors il ne me faut pas tarder ...


J'ai peu de temps pour dire. Je suis l'urgence.


Je dois faire vite. Que voulez-vous, on m'attend !

 

Goûter. Petit-déjeuner.

Entre deux tasses, entre deux mots.


Instantané. Film en Super Huit.

Flash.


Expresso.

Avec ou sans sucre ?

 

 

par Citharista Pepa publié dans : Fulgures en couleurs communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 10 novembre 2007
     Ecrit par  Cavalier et Citharista


 
Je ne connais pas La Bretagne, tu ne connais pas La Provence. Montre-moi la marée, je t'offre tous les bleus, des plus sombres aux plus éclatants...


T'as tout vu : La Tunisie, Le Québec, la vie, les gens, les oeuvres, t'as tout vu. Sauf La Provence.


J'ai rien connu : j'ai peur de la hauteur, j'ai peur de me perdre, désorientée et sans boussole. C'est comment La Bretagne ? Je ne sais rien sinon le bleu.


Celtique, Oc, des origines. Les rochers, bruns, blancs, le granit, le grès. Pour le tableau on les mélange. Les animaux marins, morue, daurade. La patisserie, crèpes de farine, la claire, la noire, crèpe des jupes et des jupons, navettes à l'orange on my space. Le cidre, le doux rosé. L'ivresse.

Un océan. Mare nostrum. Les gens réservés, l'empathie.


La froidure mouillée, c'est l'hiver. Les printemps radieux.

Les accents différents mais on les reconnait. La province romaine, tôt française, la sauvage qui se donna mais plus tard.


C'est comment La Bretagne ? La marée et Le Mont Saint Michel. Tu ramasses les coquillages quand l'eau se retire ? Je marche sur les oursins et je t'assure que ça pique et je pique tout le bleu qui existe pour garnir ma palette. C'est comment ta musique ? Ca fait quoi le chant celte quand tu le prends en plein ventre ?


Mais comme toi, je connais la giffle du vent, le parfum du sel, l'horizon qui part comme une flèche jusqu'où personne ne voit...

par Citharista Pepa publié dans : Fulgures en clé de fa ou clé de sol communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 10 novembre 2007

  pour me rejoindre en Chine

Derrière mes volets croisés, Pékin s'anime. Je n'ai pas vu défiler la nuit. Ce devait être une belle nuit constellée d'étoiles lumineuses. Mais elle est passée, discrète, silencieuse. L'air était frais, une caresse légère, quelque chose de doux.


Au-delà des volets, Pékin m'appelle.


Démarrer. Arrêter le système.

Retour dans la vraie vie. Evidemment, puisque les bonnes choses se consomment avec modération.


Je m'étire, allonge les muscles de mes jambes, fait craquer les jointures de mon corps. Avec plaisir.


De cette façon, à l'orée du jour, tendez votre buste, plongez le nez dans le moelleux de l'oreiller, alangui encore, prêt à bondir hors du lit, mais pas tout de suite, profiter un peu, entre rêve et réalité, vous croyez tendre le bras vers le visage d'une jeune femme Miao, en vérité vous êtes seul.

Vous êtes réveillé.


La nuque douloureuse, les bras tendus vers le dos du fauteuil à roulettes, voulez-vous vraiment quitter le système, oui, je le veux, je me déconnecte.

Je me lève. La fenêtre promet une lumière agréable. Invitation au regard.

Je repousse les contrevents, pour voir. L'air déjà s'est alourdi. La ville s'active. Elle est belle.


C'est un matin de mai très coloré. Lundi premier mai, il est six heures. En France, c'est la fête du travail. Je pense à mes parents, là-bas dans le Vaucluse, qui goûtent aux plaisirs de la retraite, pour eux, ça ne change pas grand chose, sinon que la date est importante. Tout de même.


Au bout du monde, chez eux, chez moi, il est minuit...


Et je me demande : Y'a-t-il quelqu'un qui m'espère, au bout du monde, le sien, le mien, au bout de ses rêves, des miens et me garde en son coeur une amitié pure ?


Maintenant et demain, une amie, le bout du monde...


 

par Citharista Pepa publié dans : Aïe Pépita ! communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 10 novembre 2007

Au Sud non plus d'ailleurs.


Hier, j'ai décidé de me mettre en vente sur E-B. 


Etait-ce panoplie incluse, ou non ?

 

J'ai pensé : Propose-toi avec deux petits maillots de bain, histoire de te montrer sous ton vrai jour mais avec pudeur...


On a beau dire, la morale se vend aisément.


Tandis que je réfléchissais, une fenêtre intempestive s'est installée sur mon écran. E-B lançait à partir d'un euro l'article :

Un bermuda, une paire de tongues, un débardeur fleuri, 

des lunettes de soleil.

Pile poil ce qu'il fallait pour ma tenue de plage.


Sur la photo, je reste en maillot. D'une part pour ne tromper personne sur la marchandise (on ne me taxera pas de malhonnêteté), d'autre part pour permettre à mon acquéreur d'acheter la panoplie de son choix.


Moi, j'aurais préféré une robe Bridel, oui, la  rouge pitée de blanc, décolletée et fluide et évasée en bas et cintrée à la taille de la fille sur le vélo Bridel, Bridel, je suis restée Bridel ... Vous vous souvenez ? Non ? Passons...

Bref, mise à prix dix euros.

J'étais sure de réussir mon coup. J'ai activé mon compte client, publié ma photo, et attendu.

 

Les yeux rivés vers son Nord-Est de l'autre côté de l'écran, depuis mon Sud, j'ai patienté une bonne partie de la nuit.

Avec le décalage horaire et pour peu qu'il ne soit pas matinal ...

Au petit jour (au milieu du sien), après un court sommeil,  j'ai ouvert mon compte sur l'ordinateur et...

Dix euros.

En revanche, toutes les panoplies avaient été vendues, même la robe de gitane , la  courte, avec de la dentelle en bordure.


J'ai compris qu'en laissant l'annonce je prenais le risque d'être cédée à n'importe qui pour onze euros. Je l'ai retirée.


Dommage, ça me plaisait la robe de gitane...

par Citharista Pepa publié dans : Aïe Pépita ! communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 4 novembre 2007
Se fossi principessa...

Princesse et bambola,
poupée cassée,
chignon défait,
corset noirci,
jupe à volants,
rêve envolé,
c'est marche ou crève,
la reine de rien...

Mendiante,
manante,
poupe oubliée
à la corde des joutes...

Imaginer
être encore belle ou celle
c'est mine de rien mine de crayon plantée en écharde
dans la peau,
tatouage inopiné à l'opinel,
bibelot bimba,
bambou brisé,

il n'y a pas que des chênes qui soient rompus,

la preuve
...
par Citharista Pepa publié dans : Aïe Pépita ! communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 2 novembre 2007
  Acidulée, amère, douce ? Verte, jaune, rouge ?

  A croquer, à boire, en compote ?

  Toi, ta pomme, comment tu l'aimes ?

  Tu croques une reinette un soir de juillet au coeur d'une crique ensommeillée. Elle est douce et petite, sa peau brille qui vit bien au soleil.

S'il reste du jus autour des pépins, ainsi qu'un peu de chair, une compote sucrée égaiera à nouveau tes papilles.

Trois gouttes de suc et nous ferons du cidre.

Passent les Grany Smith qui d'habitude ont plus de charme à ta bouche. Sans doute ce petit goût acide. Attention, ça bascule vite au aigre ou à l'amer, ça se croque mais avec le restant tu ne peux même pas obtenir un bon jus.

La Grany, tu n'en fais pas une bonne poire après le café, et faut reconnaître que le pousse-café pour terminer
la soirée, moi la première, j'aurais regretté de m'en passer !

Quoi qu'il en soit la pomme étant biodégradable, si tu balances le trognon sous les pins, personne ne t'en tiendra rigueur !

Tout ça pour dire que je connais une crèperie dans laquelle on boit du très bon cidre. Si ça te dit ...

par Citharista Pepa publié dans : Fulgures en couleurs communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 1 novembre 2007
  Agates félines au khôl brun sous le casque court un peu rouge de cheveux fins. Amélie.
Bouche petite de manga a annoncé le menton en pointe volontaire. Une brune méchée d’auburn, des yeux bleus comme personne. Regard en caresse.

J’ai frissonné, souri, cédé. Sous les épaules carrées et le parfum boisé, j’ai fermé les yeux. Et sa main et sa bouche et sa voix sont venues chatouiller les plis de mes dentelles ... Et ma main et ma bouche et ma voix ont effleuré, mordu les seins si beaux d’Amélie.

Agates plongées dans mon ambre.
Le safre m’a gagnée et soumise et sous l’étreinte j’ai abandonné soupirs, râles et sursauts.
Vaincue par Amélie.


Aujourd’hui dans ma ligne de mire joue Mareva. Différente. Sauf le regard qui tue. Iris sombres nichés au creux d’amandes douces. Des talons hauts, du jasmin, des bijoux.
Rondeurs en finesse. Toucher en suspens. J’imagine d’autres amandes et d’autres bijoux sous le coton léger de Mareva.

Je vois bien son trouble. Dans son incertitude je lis la tentation.

Un jour j’irai à l’hôtel avec elle...
par Citharista Pepa publié dans : Sulfulgures ou fulgures sulfureux communauté : Le Club des cinq à Marignan
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Citharista Pepa...

  • citharista-pepa
  • : Pour en savoir d'avantage sur mézig, je vous invite à aller sur Acteplume... Sinon, une cithare, un pépin, un peu courge un peu parapluie, qui écrit des textes courts en 1500 ou 1515 signes, en 1500 ça s'appelle un fulgure (voir le site en rénovation Fulgures.com)... Citharista Pepa ... ça vient d'où ? Oh, est-ce important de le savoir ? Et puis si vous avez deux minutes, dans les blogs de mes potes cités dessous, je vous assure, y a de beaux textes...

Rechercher

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus